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 les lendemains qui chantent. (wren)

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MessageSujet: les lendemains qui chantent. (wren)   Sam 1 Aoû - 9:31


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    « Vous voulez que j'appelle un taxi ? » Les mains autour des poignées du fauteuil roulant, la jeune infirmière sourit avec une gentillesse non dissimulée. Elle s'inquiète peut-être du regard un peu perdu que Lula lance sur le parking, en quête d'un quelqu'un ou quelque chose qu'elle pourrait reconnaître. Le van de son père par exemple, celui qu'il a acheté après l'accident pour pouvoir installer le fauteuil de son père. Mais personne sur le parking. Quelques personnes âgées qui boitent jusqu'à rejoindre leur carrosse vieux de cent ans d'âge, un couple qui rit fort en caressant le ventre rond de madame. L'infirmière l'interroge à nouveau du regard. Elle à autre chose à faire, mais on ne laisse pas les objets brisés seuls sur les trottoirs. Lula sourit, doucement, comme un dessin qui étirerait lentement ses lèvres alors qu'elle glisse hors de sa poche son téléphone portable. Elle fait « non » de la tête. « Ils ont seulement un peu de retard. » Les parents Moriarty aiment se faire désirer, c'est un fait. La mère aime tarder devant son miroir avant de sortir, le père aime changer de cravate au dernier moment. Alors l'infirmière s'éloigne et la jeune fille glisse le cellulaire à son oreille. Peu importe si elle doit attendre. Elle aime assez cet endroit pour accepter d'y passer encore quelques minutes. L’hôpital est devenu une silhouette impressionnante mais rassurante. Un nid protecteur. Les gens la plaigne suffisamment pour qu'elle n'est pas a justifier sa morosité. « Maman ? » La voix à l'autre bout du fil est pressée et raccroche vite, laissant Lula surprise, silencieuse un moment à fixer l'écran qui s’éteint. La mère ne viendra pas. Le père non plus. Pour la première fois depuis des mois, ils ont « autre chose à faire ». Lula ça lui noue le ventre. C'est bien, qu'ils fassent autres choses, qu'ils voient d'autre gens, qu'ils voient un autre monde que celui de ses roulettes. Mais alors elle se retrouve désespérément seule, incapable de se débrouiller plus de quelques mètres, le temps de faire rouler le fauteuil et se retrouver bloquer contre le trottoir. Ca lui noue la gorge alors que ses doigts inquiétés effleurent en rythme l'écran du téléphone portable. Elle aurait du accepter qu'on lui appelle un taxi, qu'on l'enlève et retourne l'enfermer chez elle. Ici elle est vulnérable, devant les porte automatique de l’hôpital.

    Finalement, c'est du bout des doigts qu'elle fait défiler les noms dans son répertoire, jusqu'à ce que son regard ne s'accroche à celui de Wren. Wren qui s'obstine à faire comme si rien n'avait changé, qui s'obstine à venir sans voir les roues qu'elle cache. Alors elle ose. Son doigt appuie sur le visage du garçon, dans le combiné, ça sonne une fois, deux fois. Elle va raccrocher Lula, parce que c'est une mauvaise idée finalement, de lui demander de venir. Mais il répond. « Euh Wren » Passionnante discussion. Sa main tremble un peu autour du téléphone portable. Elle devrait raccrocher, se débrouiller autrement. « Je suis… Coincée devant l'hopital, tu pourrais éventuellement passer me chercher ? »


Dernière édition par Lula Moriarty le Sam 1 Aoû - 16:14, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: les lendemains qui chantent. (wren)   Sam 1 Aoû - 12:46


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Je m'installe devant la télévision, la clope à la bouche, après m'avoir fièrement annoncé que j'allais me marier, ils sont repartis, chacun de leurs côtés. Bordel de merde ce que je peux les détester. Pendant vingt ans, j'ai espèré un geste de leurs parts, n'importe quoi, juste qu'ils me regardent, qu'ils s'intéressent un peu à moi. Ce n'est jamais arrivé et aujourd'hui ils me pondent cette connerie. Ceci dit, je n'ai pas dit mon dernier mot, je vais trouver un moyen de m'extirper de cette situation sans alarmer mes parents et en gardant mon nom sur le testament. J'ai tellement l'habitude d'être noyée dans l'argent que je serais bien incapable de survivre sans. Les volutes blanchâtres s'évadent de mes lèvres alors que je peste intérieurement contre mes concepteurs. Je sens mon portable vibrer, je le sors de la poche arrière de mon bermuda en fronçant les sourcils: Lula. D'abord surpris, je laisse quelques sonneries avant de lui répondre: "Euh Wren. Je suis… Coincée devant l'hopital, tu pourrais éventuellement passer me chercher ?" En un an, elle n'a pas fait un seul pas dans ma direction, au contraire, elle m'a plutôt pousser en sens inverse. J'ai pas vraiment arrêté de tendre une main vers elle ceci dit, espérant qu'un jour, elle comprendrait que son statut ne change rien à notre amitié. Parce que si je ne suis pas loyal en amour, je suis un putain de bon ami, c'est d'ailleurs la qualité la plus probante chez moi. Les autres sont bien cachés, voir inexistantes. "j'arrive." Je raccroche avant d'écraser ma cigarette dans le cendrier sur la table basse du salon. Je prend les clés de ma nouvelle jaguar et je quitte la maison après avoir lancé l'alarme. Il me faudra une dizaine de minutes pour rejoindre l’hôpital. Je me gare devant, là où l'ambulance est logiquement censé s'installer. Pas sur que j'ai le droit de rester là, en même temps, je m'en fou, après tout, c'est pas comme si y'avait beaucoup d'urgence dans cette ville. C'est vrai, il se passe presque jamais rien. Je sors, mes lunettes de soleil sur le pif et je lui adresse un large sourire avant d'ouvrir la portière passager: "Tu te débrouilles à grimper ou alors je t'aide ?"  Je crois bien ne jamais l'avoir regardé avec pitié, avec compassion sans doutes à plusieurs reprises mais mon comportement envers la jolie brune n'a jamais évolué, je suis toujours aussi lourdingue et chiant avec elle. Je ne la ménage pas parce qu'elle est en fauteuil. Elle, elle a changé, elle est plus pessimiste, plus fermé, à vrai dire, je ne me souviens pas l'avoir vu beaucoup sourire ces derniers mois, comme résignée à sa vie de merde. Je comprendrais sans doutes jamais ce qu'elle ressent, après tout, j'ai mes deux jambes moi. Je choisi pourtant de ne pas la ménager, de la forcer à se bouger un peu, tout le monde est aux petits soins avec elle et franchement, c'est pas vraiment l'aider si vous voulez mon avis. J'aurais sans doutes pu commencer par un bonjour mais était ce vraiment utile ?
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MessageSujet: Re: les lendemains qui chantent. (wren)   Sam 1 Aoû - 13:56


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    Faire un pas vers les autres, ça impliquerait de pouvoir en faire, des pas. C'est ce qu'elle se dit Lula, quand sa mère lui glisse mine de rien que c'est pas une vie de qu'elle s'impose, cette solitude qui finit par sentir le renfermé. Alors elle lui dira ce soir, mine de rien pendant le dîner « ouais, j'ai appelé Wren, c'est lui qui m'a ramené. » Elle en reviendra pas, la mère, et peut-être même que ça l'empêchera de parler jusqu'au dessert. La mère de Lula parle beaucoup, tout le temps, pour raconter des choses qui souvent tournent en rond. Depuis l'accident, c'est la seule qu’extériorise tout, tout le temps. Elle dit qu'elle souffre, que son psy lui a conseillé telle ou telle méthode alternative pour calmer ses angoisses de mère ultra-protectrice. Elle raconte pendant des heures, et ça amuse Lula, ça la fait sourire du coin des lèvres, de voir sa mère grande dramaturge, conter sa vie à longueur de journées. « J'arrive » Les doigts de la jeune fille, ils se resserrent contre le téléphone portable qu'elle vient déposer sur ses genoux une fois la conversation terminée. Elle ne peux s'empêcher de sourire, de ressentir cette main qui agrippe son cœur comme pour lui murmurer « Ben enfin, il était temps. »

    Bientôt, le bruit du moteur de la voiture hors de prix de Wren vient briser le silence du parking. Plus personne ne passe à part les quelques infirmières qui fument derrière les poubelles sans faire attention à la jaguar ou autre bête de course qui vient de garer juste devant l'entrée, s'imposant comme maîtresse absolue des lieux. Tu voulais partir discrètement Lula ? T’éclipser comme t'es venue, sans faire de bruit ? Loupé. Le garçon descend, cliché absolu de la haute bourgeoisie, planqué derrière ses lunettes noires qui lui cachent la moitié du visage. « Tu te débrouilles à grimper ou alors je t'aide ? » Les doigts autour des roues de son fauteuil, Lula hésite un instant, le visage torturé entre l'envie de rire, et celle de s'enfuir. Elle qui c'était imaginée qu'il débarquerait simplement, et qu'il trouverait un moyen simple de la ramener dans sa tour. Parfois elle oublie, Wren et son excentricité qu'il ne tente même pas de cacher. Il prend de la place et les regards se tournent toujours vers lui, elle avait simplement oublié. Alors elle s'avance de la voiture, le regard aventurier, dessinant la longue carcasse du bolide, pas vraiment certaine que ce soit adapté à son cas. Les médecins hurleraient s'ils la voyait. Non mademoiselle Moriarty, les gens dans votre genre ne grimpe pas à l'avant de ce type de voiture. Des bons vieux camions bien sécurisés, voilà ce qu'il vous faut. Les lèvres de Lula se tordent et finalement elle pose sur le garçon un regard désapprobateur. « Tu me touches pas. » Il tient la portière passager, et tant bien que mal, Lula s'en rapproche en faisant attention à ne pas rayer la peinture neuve. Il le lui reprocherait. « Putain, c'est hyper pratique ce genre de voiture... » Elle parle pas fort, elle qu'elle manœuvre ses propres roues, Lula elle râle en faisant attention à ne pas le regarder. C'est vrai quoi, ce genre de voiture, c'est complètement débile et futile. Elle finit par s'arrêter, le fauteuil à quelques centimètres encore de l'endroit qui lui permettrait de se transférer sans problème sur le siège passager. Lula soupir, Lula grise et fade. « Laisse tomber, je vais rentrer en bus. »



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MessageSujet: Re: les lendemains qui chantent. (wren)   Sam 1 Aoû - 14:30


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C'est clair que j'en fait beaucoup trop, toujours, cet archétype parfait du gosse de riche. Le genre de gamin détestable que la plupart des gens ne supportent pas. Pour réussir à l'aimer, il faut s'armer de patiente et creuser profondément. Quand on regarde de plus près, c'est juste un gamin qui a manqué de limites, qui a toujours tout obtenu en claquant des doigts et dont les valeurs sont éculés, débarrassé de tout interdit. Alors quand on peut faire ce que l'on veut, on a l'impression d'être le maitre du monde, et parfois, ça dérape. Mais surtout, on s’ennuie à mourir alors on s'anesthésie avec toutes sortes de substances pour oublier qu'on s'emmerde profondément. Puis, cette arrogance, je sais que je suis un vrai connard parfois mais les gens aiment ça non ? Le fait que je sois un vieil emmerdeur, que j'en fasse toujours trop. Et ça me plait que ça leurs plaisent. Le truc, c'est que j'ai fini par m'y perdre et parfois, je ne me reconnais même plus. Parce que je suis plus que ça, que cette façade que je dévoile au monde. Lula elle le sait, même si elle se fout constamment de ma gueule. "Tu me touches pas."  Je me marre et je lève les bras au ciel en signe de rédemption en la regardant faire toute seule, comme une grande puisque c'est ce qu'elle souhaite. "Putain, c'est hyper pratique ce genre de voiture..." Un sourire sur les lèvres, je lève les yeux au ciel en l'écoutant. Oui, c'est pas très pratique, mais on s'en fout, parce que grâce à ce bolide, je peux aller jusqu'à 200 en peu de temps, je me fais remarquer et franchement, c'est tout ce qui compte. " Laisse tomber, je vais rentrer en bus." finit elle par capituler, presque trop rapidement à mon gout. Je secoue la tête. "Ce que tu peux être chiante quand tu t'y mets !" fis je simplement, en reculant son fauteuil et l'éloigner du véhicule. Je pose une main sous ses jambes, accroupi juste à côté d'elle, réfutant toute protestation de son côté. On va quand même pas y passer la journée. Et si elle émet une résistance au départ, elle finit par abdiquer et se laisse faire alors que mon seconde bras vient se caler dans son dos. De là, je la déplace délicatement jusqu'à la voiture, faisant attention à ce qu'elle ne se cogne pas la tête ou autre chose et la voilà en un rien de temps installée sur le fauteuil passager. Je relâche mon étreinte et je m'écarte de la voiture pour contempler le fauteuil quelques secondes. C'est là que l'intrigue se corse, j'espère sincèrement que son truc passera dans le coffre parce que ma voiture reste une trois portes et que je ne suis pas sur que ce coupé sport puisse accueillir la chaise roulante à l'arrière. Je ma gratte la nuque quelques secondes avant d'ouvrir l’arrière du véhicule. "Euh... Lula. Ça se repli comment ta machine là ?" fis je dans un sourire maladroit. Parce que je n'ai absolument aucune idée de la façon de faire et je crois qu'elle comme moi, on a envie de quitter ce parking au plus vite. Elle aurait le droit de se foutre de ma gueule ceci dit, parce que ça doit pas être franchement sorcier comme mécanisme.
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MessageSujet: Re: les lendemains qui chantent. (wren)   Sam 1 Aoû - 16:47


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    C'est tellement facile de baisser les bras, de dire stop, j'arrête, j'en ai marre. Arrêter de se battre quand les choses deviennent un peu trop compliquées. Se complaire dans une triste monotonie. Parce que les gens ne peuvent pas comprendre, que les autres ont deux jambes qui les soutiennent, qu'ils sont loin d'imaginer ce que c'est de vivre constamment assise. C'est ce qu'elle s'obstine à croire Lula, que personne ne comprendra jamais rien, qu'on ne la regarde pas elle mais les roues. La machine autour d'elle qui fait disparaître son corps de poupée. Les gens fixent ses jambes avant de regarder ses yeux, déconcentrés par la ferraille. Wren lui ne regarde jamais le fauteuil. « Ce que tu peux être chiante quand tu t'y mets ! » Il l'agrippe pour l'éloigner de la voiture, mais il n'y fait pas attention plus que ça. Il s'empare des jambes de Lula comme si elles n'étaient pas de vulgaires bout de chiffon. Pour la forme, la jeune fille se redresse, balance son poing contre son épaule pour qu'il la repose au sol, qu'il lui rende sa liberté. Qu'il la redonne au sol qui lui laisse croire qu'elle garde encore un minimum d'indépendance. « Lâche moi Wren ! Je vais crier et tout l’hôpital va débarquer ! » Elle proteste mais une nouvelle fois, la bataille est de courte durée. Elle le laisse faire quand il glisse son bras sous ses épaules. Elle a l'impression d'être une enfant, là dans les bras de ce prince toujours planqué derrière ses lunettes, et son le carrosse bling-bling attend sagement que la princesse s'installe. Ou plutôt qu'il installe la princesse. Il la dépose sur le siège, et la tête de Lula retombe contre l'appuie-tête. Elle pourrait dire « merci » ou « bonjour au fait », mais elle ne le fait pas. Elle ne détourne pas le regard non plus. Elle observe silencieuse l'ami-prince qui s'emmêle avec le fauteuil roulant. Drôle de cheval parfois récalcitrant. Assise à l'avant de la voiture de sport, Lula sourit sans même s'en rendre compte, amusée de le voir là, démunit.

    « Approche toi ». Elle ne parle pas fort en se redressant sur le siège passager, glissant une a une ses jambes hors de l'habitacle, restant assise à l'intérieur, tout en se rapprochant de Wren et du fauteuil. Elle pointe son doigt sur le siège sans trouver les bons mots. Au tout début à l’hôpital, on lui a expliqué en long, en large et en travers l'art de plier son bolide de course. Mais Lula n'écoutait pas. La mère prenait des notes, le père plus pragmatique avait déjà comprit le système. Avec le temps, au fur et à mesure des visites, on lui a mène parlé de laisser tomber le fauteuil, d'essayer autre chose, d'évoluer dans le bon sens. Mais Lula ne se bat pas, je vous l'ai déjà dis plus tôt. « Je crois qu'il faut relever le siège, là.Tu prends les deux côtés et tu tires vers le haut. » Elle hausse les épaules. « Ça à l'air simple quand les autres le font ». Finalement, elle se laisse tomber à nouveau contre le fauteuil passager. Il aurait sûrement été plus simple de joindre quelqu'un d'autre pour venir la chercher, un vieille ami de la famille qui roule en 4*4 ou une ménagère en monospace. Allez savoir pourquoi c'est sur son nom à lui que les doigts de Lula ont glissé. Allez savoir. « Sinon je vais à l'arrière, et tu mets le fauteuil devant. » Silence. « Ou tu me pousse jusqu'à la maison. »
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MessageSujet: Re: les lendemains qui chantent. (wren)   Sam 1 Aoû - 17:28


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Bordel ce qu'elle peut être chiante avec ce mécanisme d'auto-défense. Ca doit être compliqué pour elle ceci dit, je me souviens très bien de la jeune femme avant son accident, elle ne demandait jamais un coup de main, persuadé qu'elle pouvait s'en sortir seule. Elle n'avait jamais besoin de personne. J'avais bien compris que ce n'était qu'une façade mais aujourd'hui, ça doit être impossible pour elle, admettre qu'elle n'est plus indépendante, qu'elle a besoin des autres pour tout ou presque. Il parait que pour vivre heureux, il faut accepter certaines choses, se faire à l'idée qu'elles ne changeront pas. Exemple: mes parents seront toujours deux gros cons égoïstes. Son poing martèle mon épaule. "Lâche moi Wren ! Je vais crier et tout l’hôpital va débarquer !" Je lui laisse entendre à quel point elle peut être chiante et je continue sur ma lancée pour l'installer à l'intérieur de mon bolide. Ouais, sauf que pour la suite, je pensais pas galérer autant. Ils pourraient mettre une notice derrière ses trucs là. C'est vrai, c'est pas une évidence pour tout le monde. Je me débats quelques secondes intérieurement avant de hisser le drapeau blanc et demander un coup de main à la belle Lula. "Approche toi" Je me concentre alors de nouveau sur elle, mais attendez, c'est un sourire que j'aperçois sur son doux visage angélique ? Moqueur certes, mais c'est agréable de voir ces dents pour une fois. "Tu serais pas en train de te foutre de ma gueule par hasard ?" fis je simplement, partageant avec elle un sourire complice avant de l'écouter m'expliquer les bases pour replier cet engin de torture. "Je crois qu'il faut relever le siège, là.Tu prends les deux côtés et tu tires vers le haut. Ça à l'air simple quand les autres le font" Simple, c'est vite dit. Je fais une première tentative qui se solde par un échec cuisant. "Bordel."  "Sinon je vais à l'arrière, et tu mets le fauteuil devant. Ou tu me pousse jusqu'à la maison." Je fronce les sourcils. Quelle défaitiste, une fois de plus, elle qui était autrefois si forte, elle ne baissait pas les bras de cette façon, aussi facilement. "Ou on appelle Aladdin et il vient nous chercher avec son tapis volant, comme ça on pourra s'envoler dans le ciel en chantant ce rêve bleu." lâchais je finalement, très ironiquement. J'arrive finalement à mes fins, et une fois l'astuce acquise, c'est vrai que c'est simple en réalité. Et par chance, l'engin rentre dans mon coffre que j'arrive à fermer sans trop de difficultés. Ca nous a quand même prit dix bonnes minutes cette connerie. Ca doit être un sacré bordel dans sa vie depuis que son moyen de locomotion est devenu roulant. Je rentre côté conducteur et je me tourne vers la belle, un grand sourire illumine mon visage. Je suis content qu'elle m'ait appeler, ça peut sembler bête mais sa présence me manque, que ce soit ces moqueries ou ces blagues vaseuses. Sa bonne humeur. Sa capacité à se refuser à moi à chaque fois. Parce que oui, j'ai essayé de la mettre dans mon lit tellement de fois que s'en ai devenu indécent. A force, c'était même un petit jeu entre nous. "On va bouffer un truc, je meurs de faim !" Lui laisserais je le choix ? Je ne sais pas, après tout, c'est clairement moi qui ai les commandes sur ce coup là, et ce serait beaucoup trop simple de juste la ramener chez elle comme elle le voudrait. Je ne peux réprimer un regard vers ces jambes, pas pour regarder si elles sont toujours les mêmes ou si elle a une cicatrice, non, c'est juste la partie de son corps que j'admirais le plus. C'est gambettes de danseuses feraient pâlir n'importe quel mec. Elle est toujours aussi bien foutue d'ailleurs. Un peu plus maigrichonne peut être. Je suppose que perdre ses jambes peut engendrer une perte d'appétit.
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MessageSujet: Re: les lendemains qui chantent. (wren)   Sam 1 Aoû - 18:33


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    Lula, se moquer ? Est ce que ça n'a pas toujours été le jeu avec Wren ? Provoquer l'autre, taquiner, échanger des sourires amusés. C'est drôle, comme malgré la distance, les choses n'ont pas changé. Il reste entre eux cette chose qu'on ne pas toucher, et qui pourtant est bien là, vestie d'une amitié que Lula s'applique a piétiner. « Non ». Elle le regarde, les yeux grands ouverts. « Si tu chantes, je te jures que je trouve un moyen pour partir. » Sait-on jamais. Si Aladdin est capable de débarquer sur le parking de cet hôpital qui manque franchement de vie, alors peut-être serait elle capable de se hisser sur ses jambes et s'enfuir en courant. Mais il n'est pas question de s'enfuir, puisque le garçon finit par avoir raison du fauteuil roulant. Une bataille difficile mais pas infranchissable. Le regard de Lula s'attarde un moment sur ses mains qui vont et vient le long des roues, hissant le tas de ferraille dans le coffre étroit de la voiture hors de prix. Prends en de la graine Lula, lui il ne laisse pas tomber pour rien. A l'entrée de l'hopital, dans l'encadrement des portes automatiques, deux infirmières se sont approchées, peut-être intriguées par la voiture tape à l'oeil garée là où elle ne devrait pas. Elles s'apprêtent peut-être à s'approcher, mais le garçon ne leur en laisse pas le temps. Le prince habité par tout le charme dont il est capable de se revêtir s'installe derrière le volant, déclare au peuple qu'il a faim sans vraiment laisser à Lula le choix de la suite des événements. Lula et son appétit de moineau. Lula qui depuis l'accident se nourrit au compte goutte, seulement quand le besoin se fait vraiment ressentir. Elle s'apprête à réagir, pas se fâcher, non, seulement lui demander de la ramener, sans plus. La raccompagner chez elle et aller manger tout seul après. Les autres de la bande seraient sûrement ravis de le retrouver plus tard autour d'un burger. Pas Lula. Mais voilà, alors que ses lèvres s'entre-ouvrent, elle surprend le regard de Wren posé sur ses jambes. Instantanément, c'est ses mains qui viennent couvrir ses genoux, gênée qu'il le regarde ainsi. Elle qui pensait qu'au fond, Wren était différent. Son coeur se noue, elle voudrait disparaître. « Arrête ça. » Parce que ça a toujours été le coeur de tout, le regard des gens. Même avant, quand elle dansait, y avait les regards qui étaient importants. Ceux des gens, mais surtout ceux des parents. Qu'est ce qu'elle pouvait aimer à l'époque, quand elle devinait leurs visages aux premiers rangs. Qu'est ce qu'elle peut détester à présent, les regards qu'on pose sur elle et qu'elle croit voir plein de pitié. Pourtant si elle y regardait bien, elle verrait, que le regard de Wren n'est pas habité de pitié. « T'as pas le droit de regarder mes jambes. » Elle murmure et se tourne dans le fauteuil pour fixer la fenêtre. Il a pas le droit.

    Un peu plus tard, il démarre enfin le moteur de la voiture. C'est les infirmières qui doivent être contentes de voir le bolide tape à l'oeil s'éloigner. Elle le laisse conduire un moment, le regard posé sur la vitre et les paysage qui défilent au dehors. Au fond d'elle Lula, elle espère qu'il a oublié son histoire d'aller manger. Elle n'a pas envie. L'avoir revu lui, ça lui a juste donné envie de se retrouver seule. C'est toujours comme ça, les regard connus lui nouent le ventre, lui font mal à la gorge. Elle voudrait que les choses redeviennent comme avant, à l'époque où elle aurait rit de se retrouver assise à côté de prince-Gucci, où elle se serait moquer de ses lunettes de soleil et de l'habillage en cuir de sa voiture. Finalement, Lula se redresse et laisse ses doigts jouer avec les boutons du lecteur CD. Elle se permet, s'autorise, alors qu'une musique envahit la carcasse de la voiture, et arrache un rire amusé à Lula qui porte instantanément sa main à ses lèvres. « T'écoutes ça ? »

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MessageSujet: Re: les lendemains qui chantent. (wren)   Sam 1 Aoû - 22:34


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At the moment of my death
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Je mène un combat sans merci avec ce putain de fauteuil roulant, quelle merde ce truc tiens. Ils pourraient pas faire plus simple. Enfin, il termine dans mon coffre malgré tous les obstacles rencontrés. Assis sur le siège conducteur, un sourire presque niais sur mes lèvres, je suis content qu'elle soit là et que pour une fois, ce soit de son plein gré et pas un moment imposé par mon petit moi. Un regard lubrique se pose sur ses jambes. Même avec ce truc qui la transporte, elle reste sublime. "Arrête ça." Arrêtez quoi ? De la regarder ? Je pose un regard perplexe sur elle, ne comprenant pas bien pourquoi ça la gène autant. Je l'ai toujours mater de cette façon, et je croyais que ça lui faisait plaisir, elle n'en disait rien mais elle était flattée non ? Mes sourcils se froncent alors qu'elle murmure de façon presque inaudible:  "T'as pas le droit de regarder mes jambes." Mon regard se fixe sur le volant, il ne me faut que quelques secondes pour comprendre, ce que je peux être con quand je m'y met, j'aurais du réfléchir c'est vrai. Elle a perdu tant dans cet accident et moi je m'obstine à me comporter avec elle comme avant. Je devrais peut être prendre son cas un peu plus en compte. Non, elle m'emmerde, je vais pas changer mes habitudes, je vais pas me comporter autrement juste pour ne pas la brusquer ou la blesser merde. Hors de question d'agir comme tous ces pecnauds qui l'entourent. Je suis ce que je suis, que ça plaise ou non. Ça serait quand même le summum de l'hypocrisie si j'en venais à être mielleux et à la plaindre. "Ça t'a jamais dérangé avant, que je te regarde !" Elle est belle, et non, je ne parle pas au passé, je la trouve toujours aussi séduisante, sans engin de ferraille ne change rien à ça. D'ailleurs, dans cette voiture, on est à égalités non ? Tous les deux assis, pas de machine de malheur pour nous dissocier. "C'est ce que je préfère, tes jambes !" aveux maladroit, mais je suis comme ça et elle ne peut pas m'en vouloir pour ça si ? Son regard est rivé sur la fenêtre, l'air triste, elle semble résolue à ne pas m'adresser la parole. Je ne m'acharne pas à lui faire comprendre que le regard que je porte n'a rien de disgracieux, ce n'est pas non plus de la pitié. Après tout, je ne plains même pas les pauvres gamins qui crèvent du paludisme en Afrique, alors franchement, à côté, son soucis est un peu hasbeen. Je démarre la voiture et les premières notes de wanabee des spice girls retentis à tue tête dans la voiture. "T'écoutes ça ?" Elle rit, doucement mais sincèrement, de ce rire enfantin qui la caractérise si bien, et je ne peux m'empêcher de répliquer: "Mais c'est qu'elle peut rire !" Je secoue la tête et je me reconcentre sur la route, plutôt content d'entendre un son joyeux sortir de la bouche de la jolie brune même si c'est pour se foutre de ma gueule. Tant mieux. J'adore ça. Qu'elle se moque, qu'elle me dise que ma voiture est ridicule, qu'elle m'affirme que ceux qui ont les plus grosses voitures sont ceux qui ont les plus petites bites, n'importe quoi qui nous ramènerait un tant soit peu vers notre réalité. Son amertume et son angoisse transparait sur sa gueule et c'est terrifiant. Si je fais tout ça, c'est aussi pour l'aider, parce qu'elle est mon ami et si il y a bien une chose qui compte pour moi, c'est ça. Après tout, on n'abandonne pas le navire en route. Et même si elle me supplie de partir -grâce à un comportement toujours plus abjecte- je n'ai l'intention d'aller nul part. Simplement parce que des amitiés comme la notre, on en croise pas un million dans la vie. Je n'ai pas l'intention d'abandonner ou de prendre la fuite. Ca bien sur, je ne le lui avouerais jamais. Elle me congratulerais d'un 't'es vraiment une gonzesse.' Je ne lui ferais pas ce plaisir. Je secoue la tête. "If you wanna be my lover..." fis je en fredonnant, en ajoutant un peu de théâtre dans ma façon de chanter, dans l'espoir qu'elle rit à nouveau. "Oh me regarde pas comme ça. Wanabee, c'est un classique !" Je continue de rouler et j'arrive rapidement devant le diner de la ville. Y'en a pas cinquante, ce n'est pas immense ici, d'ailleurs, on risque de croiser des visages connus. Je me gare juste devant, profitant ainsi de la place handicapé. Ben quoi ? Ca doit bien avoir ses avantages non ? Moi personnellement, je m'en fou, pas sure qu'elle pense la même chose ceci dit.
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MessageSujet: Re: les lendemains qui chantent. (wren)   Dim 2 Aoû - 11:57


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    « Ça t'a jamais dérangé avant, que je te regarde ! » Le regard posé sur ses ongles rongés, elle respire doucement. Il à raison. L'être superficiel dans son appareil de prince sûr de lui balance des vérités évidentes. Avant elle ne disait rien. Avant elle souriait quand il la regardait de la sorte, parce qu'ils les regardaient toutes de la même manières, les jambes de filles qu'il croisait, les visages enfantins saupoudrés de fond de teint qui leurs donnaient l'air de poupées. Rien de l'aurait vexé, puisque malgré elle, malgré les autres, elle aurait pu se tromper et croire que ces regards lui étaient destiné à elle et seulement elle. Aujourd'hui Lula, elle partage. Plus personne ne la regarde parce qu'elle pourrait encore être jolie. On la regarde parce qu'elle dérange, qu'elle prend de la place dans les transports en commun, qu'elle met un temps fou à grimper sur les trottoirs. « C'est ce que je préfère, tes jambes ! » Et son cœur dans sa poitrine qui bat vite, écho à cette révélation maladroite. Dis pas ce genre de connerie Wren, qu'elle voudrait lui glisser. Mais elle ne le fait pas. Discrètement pour ne pas qu'il la surprenne, elle observe son visage remplit d'assurance. Comme tant d'autres certainement, Lula elle s'est toujours contentée de ça, de son assurance non-feinte, des sourires charmeurs, et du peu de vérités que Wren Sadler veut bien révéler. Derrière sa voiture tape à l'oeil, il doit pourtant en cacher des choses. Des blessures et des cailloux au fond de ses chaussures qui le gènent pour marcher. Contre la portière, la jeune fille détourne rapidement le regard alors qu'il démarre, le moteur se mettant doucement à ronronner. Elle ne lui répondra pas, incapable de trouver quoi dire ou même quoi faire. Contre la vitre fermée, Lula se contentera de surveiller la ville tristement vide au dehors en écoutant sa respiration se soulever dans sa poitrine.

    « Mais c'est qu'elle peut rire ! » Un instant, le rire de Lula se place en suspend, au dessus du reste, comme incapable de savoir s'il vaut mieux le laisser chanter, ou au contraire le forcer à se taire. Elle tourne le visage vers lui qui s'obstine à ne pas quitter la route des yeux. C'est vrai qu'elle sait rire, mais personne ne semble jamais le regretter. Personne ne pose la main sur son épaule pour lui demander de rire à nouveau, comme avant. Parfois même, sa mère lui lance le regard désapprobateur qu'elle sait si bien faire, pour dire « Ne souriez pas mon enfant, il est bien trop tôt pour reprendre goût à la vie. » La voix du garçon couvre les paroles de la chanson, et Lula laisse à nouveau échapper le rire. Tant pis pour les conventions, elle se sent légère, advienne que pourra. Il a cette manière de voir la vie simplement, qui rend tout incroyablement simple. Qu'il chante s'il veut chanter. Qu'il danse s'il veut danser. Les doigts de Lula joue à nouveau avec le bouton du volume. Elle a bien du mal à coller cette chanson de variété au visage de Wren. Elle monte le son. « Qu'est ce que tu chantes faux ! » Le ton se veut détacher, pourtant sur ses lèvres de poupées, Lula garde un sourire dessiné. Elle aime bien qu'il chante faux.

    Quelques minutes plus tard, il gare leur carrosse devant le diner de la ville, celui où se rejoigne la plus part des habitants, jeune ou plus vieux, et sur son siège Lula gesticule. « C'est pas une bonne idée. » Le centre ville, le regard des gens. Tout ce qu'elle s'obstine à fuir depuis l'accident. Elle va rester là, attendre dans la voiture qu'il remplisse son estomac capricieux. Oui voilà. Dans cette voiture à ras le sol dans laquelle personne ne voudra croire qu'elle cache ses jambes abîmées, elle va l'attendre. Le haut du corps collé au dossier, elle tourne le visage vers lui, se force à sourire pour le contenter. « Je t'attends là. »

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MessageSujet: Re: les lendemains qui chantent. (wren)   Lun 3 Aoû - 17:20


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- I was screaming into the canyon
At the moment of my death
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Je ne m'attendais pas à entendre le son de ce rire cristallin aussi rapidement mais un sourire arrogant se dessine sur mon visage. J'aime l'entendre rire, j'aime la voir heureuse tout simplement et même si ce n'est qu'un instant, c'est toujours ça de pris je suppose. Parfois, j'ai l'impression que c'est comme si elle avait tout oublié de son ancienne vie, tout ces petits détails qui la rendait heureuse qui n'avaient absolument aucun liens avec ces jambes. C'est comme si elle avait abandonné en fait. Comme si la vie sans l'acquisition de la marche ne l'intéressait plus. Elle est tellement différente alors quand je la retrouve sur des détails, je suis ravi. "Qu'est ce que tu chantes faux !" Je le sais, et je m'en contrefou. Après tout, vu l'effet produit sur elle, je pourrais continuer comme ça pendant des heures. "Je savais pas que tu étais une raciste des casseroles !" fis je, faussement vexé, le regard toujours rivé sur la route. La voiture, ça doit bien être la seule chose avec laquelle je ne rigole pas, je suis un véritable adulte responsable à ce sujet. Surtout depuis son accident en fait, elle n'en a pas conscience, mais la dynamique du groupe a changé depuis qu'elle n'en ai plus un membre à part entière. Je me rappelle très bien du jour où j'ai reçu ce coup de fil de Debbie, m'annonçant que Lula était à l’hôpital dans un piteux état. Cette angoisse, ce sentiment d’étouffer sur place. La vie n'aurait pas la même saveur sans elle, et c'est pour cette raison que je m'obstine malgré les réticences de la jolie handicapée. Je préfère ressasser le bienheureux passé que de me contenter de ce présent de merde en espérant qu'un jour où l'autre, elle redeviendrait celle qu'elle était autrefois. J'ai perdu l'une de mes meilleures amis ce jour là, à vrai dire, égoïstement, j'aimerais la retrouver, malgré les obstacles. Je la vois en mouvement sur son siège, comme paniquée. Je fronce les sourcils alors qu'elle me lance: "C'est pas une bonne idée. " Je lève les yeux au ciel. "Je t'attend là." ajoute elle en me souriant. Elle pense sincèrement se sortir de cette situation avec un sourire aussi factice. Je sors de la voiture sans rien dire de plus et je rentre dans le restaurant. Ce n'est que quelques minutes plus tard que j'en ressors, le temps de passer commande, un sac en papier à la main avant de rentrer dans la voiture. Je lui pose sur les genoux sans lui demander son avis et je redémarre la voiture pour trouver un coin plus tranquille et plus agréable qu'un parking pour casser la croute. "J'espère que tu aimes toujours les cheesburgers sauce avocat." dans mon souvenir, c'était ses préférés, mais il est possible que je me plante, je ne prête pas toujours beaucoup d'attention à ce type de détails. Simplement car ils n'ont pas tant d'importance que ça à mon goût, je me souviens des choses qui importent. L'odeur de son parfum, le fait qu'elle fronce le nez quand elle est en colère ou que son rire ressemble à celui d'une gamine de quatre ans. Après un peu de route, je me gare devant la plage, quel meilleur cadre pour savourer un bon burger. Je récupère le paquet sur ses genoux, frôlant ses cuisses, et après avoir récupérer ce qui était pour moi, je lui redonne le sachet. "Tu manges pas ?" demandais je alors que j'ai déjà prit un croc de mon sandwich chaud avec de la sauce qui a coulé sur la joue. Je suis pas vraiment précieux, contrairement à ce que l'on peut croire quand on m'aperçois. La couche de gel présent sur mon cuir chevelu est trompeuse. Je récupère une frite dans le sachet que j'engloutis comme un ogre. Je suis un véritable ventre sur pattes, j'ai toujours faim quand j'y pense.
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